cowgirl-from-hell

~ Flic - Bénédicte Desforges ~

Petit extrait d'un livre très intéressant retraçant certains passage marquants de B.Desforges, flic dans le XVIIIè arrondissement de Paris.

Je n'ai pas encore fini le livre mais j'adore sa façon d'écrire et de raconter ces choses plus sordides les unes que les autres.

Des réalités auxquelles on ne voudrait croire...

 

Encore les fenêtres...

 

Ces fenêtres sont de terribles fins.

J'avais un jour fermé les yeux d'une dame qui s'était tranché les veines avant de sauter et qui aavit perdu sa perruque dans sa chute. Elle voulait sûrement mourir coquette.

La chute d'un homme qui avait oublié ses clés et qui avait voulu passer par la fenêtre pour rentrer chez lui. Mais comme il était complètement saoul, il s'était cassé la gueule de ses cinq étages. Il avait de pauvres chaussures en plastique qui s'étaient déchirées. Les pompiers l'avaient maintenu en vie simplement pour un prélèvement d'organes. Il vivait dans une toute petite chambre avec sa femme aussi alcoolique que lui. Au petit matin, après avoir retrouvé ses esprits et un semblant de cohérence, elle était venue au commissariat en pensant trouver son homme en dégrisement comme souvent. Un inspecteur infect l'avait accueillie, et aux questions qu'elle lui posait, à son inquiétude, il avait juste répondu : "Votre mari est au frigo."

Une jeune fille aussi, trois étages. Tombée mais plutôt poussée par la fenêtre. Son ami était là... Son regard l'a trahi un dixième de seconde, mais il s'est repris et comme la fille est dépressive, la thèse du suicide a tenu. Le Samu est venu, et ils nous ont demandé une escorte de motards, mais surtout qu'ils amènent très vite du sang dans les sacoches. Le sang est très souvent apporté de cette façon. J'ai appelé l'état-major et leur ai réclamé les motos en leur faisant part de la requête urgente du Samu. Pas de chance, un chef d'Etat était en visite, et aucun motard n'était disponible. Et aps question de troubler le protocole. J'ai insisté, rien à faire. Paris était bloqué dans tous les sens à cause de cette visite officielle et le Samu ne pouvait pas bouger. Les motards servent le plus souvent à maintenir une vitesse constante au Samu pour que les médecins puissent continuer à travailler, et pas forcément à aller vite. Mais ce jour-là, les motards assuraient une vitesse de parade à un président ou à un roi, à travers Paris, de Roissy à l'Elysée, de l'Elysée à l'Ambassade, de l'Ambassade à l'Hôtel Grillon... Le soir aux actualités, j'ai vu le cortège, et j'ai vu aussi tous ces motards stationnés place de la Concorde, alignés, en attente d'un ordre ou d'un caprice présidentiel.

Et je me suis souvenue que la fille était morte sur place, faute de transfusion. 

Pays de merde...

2 commentaires - aucun rétrolien

Un Châtiment mérité


Demain, cela fera 10 jours que je lui tourne autour.
Je sens... La peur monte en lui... Il va bientôt craquer...
De qui je parle ? De ce Jérôme Dagues, professeur des écoles. Comment çà vous n'en avez pas entendu parler ?! ... Bon je vais vous expliquer un peu la situation...

Professeur des écoles... Malsain... Pervers... Ces quelques mots caractérisent fort bien cet homme...
Personne ne sait réellement ce qu'il se passe dans cette classe... Comment je suis au courant ? J'étais juste là au bon endroit au bon moment...
Ce Jérôme... à toucher ses jeunes élèves... les menaçant de différentes choses si elles en parlaient... des gamines de primaire... sale vicieux...
Quand j'ai sû ce qu'il se passait, que je vit que personne ne réagissait et qu'il pourrait agir impunément de la sorte... Il fallait bien que je fasse quelque chose !

Alors j'ai commencé à le harceler, à lui faire peur...
Au début, je me contentait de déplacer des objets autour de lui, pour lui faire croire qu'il perdait la tête. Progressivement, je me suis montrée à lui. Bien sûr, vous vous doutez que se trouver face à face avec un être au teint blâfard, à la peau décharnée, pourrie... Ca ne passe pas inaperçu (^^). Puis je me mise à rester constamment à côté de lui, le suivant dans les transports en commun, restant au fond de sa classe à l'observer... Cela toujours en gardant le silence... Il ne faisait plus rien à ces enfants depuis que j'étais là. J'allais vers la victoire (^^).

Mais ce n'était pas fini ! Il fallait qu'il paye pour ses crimes...
Le dizième jour, je ne l'avais pas réveillé contrairement aux fois précédentes. Je restais dans l'ombre à l'observer, silencieuse, attendant le bon moment pour frapper.
Ce matin-là, Jérôme avait l'air soulagé. Ne pas me voir semblait lui avoir redonné un peu d'entrain. Il était allé prendre son petit déjeuner, au travail... sans que je ne me montre.
Le soir, il rentra tout guilleret et décida d'aller prendre son bain. Méfiant tout de même, il ferma la porte à clé avant de se plonger dans son bain, dans lequel il ferma tranquillement les yeux pour se reposer un peu.

- A quoi penses-tu ? lui demandai-je.

A ces mots, le professeur ouvrit les yeux d'un coup et se tourna vers moi, son regard trahissant de la peur. Comme c'était bon de le voir ne pas pouvoir dire mot !
Je m'étais alors approchée du bain et m'asseya auprès de lui, laissant ma main à moitié mangée par les bêtes plonger dans son eau si douce.

- C'est mal... Quel être indigne fais-tu...

Je le regardais de mon regard vitreux. L'apparence que je lui laissais voir était celle de mon corps après quelques temps sous terre, décomposé, rongé par toutes sortes d'immondes petites bêtes grouillantes... Cette apparence l'effrayait : je le voyais dans ses yeux !

- Tu vas être récompensé pour tes vils actes ^^

Je lui souris, dévoilant mes dents jaunâtres et pourries. L'homme dans son bain frissonna dans son bain moussant. Je sentit l'eau fouetter délicatement ma main.
Je me redressais alors, lentement, ne le quittant pas des yeux. Jérôme était tétanisé ! (^^)
Comme volant au-dessus du sol, je fit un aller-retour jusqu'à l'évier, prenant soin de garder son attention sur moi et surtout d'attiser sa crainte.
Je me rassit de nouveau auprès de lui et lui tendit quelque chose.

- Prends : acceptes ton sort ou viens avec moi (^^)

J'ouvrit délicatement ma main, chaque doigt retiré devoilant davantage une lame de rasoir.
Jérôme tremblait de plus en plus. Quelques larmes coulèrent le long de ses joues. Bientôt, sa main rejoignit la mienne et se saisit de la petite lame, avec hésitation.

- La douceur vaut parfois mieux...

Jérôme Dagues me regarda une dernière fois avant de se trancher les veines lentement. Petit à petit, la vie quitta son corps avec un dernier soupir de soulagement.
Désormais : Jérôme ne serait plus un danger pour les enfants... ni pour qui que ce soit d'ailleurs...



THE END

2 commentaires - aucun rétrolien

#2

2 commentaires - aucun rétrolien

~ Les êtres humains ~

Etre "humain"...

Avoir des sentiments, des envies, des idées...

Pouvoir agir, changer les choses ou bien les laisser aller...

L'Homme est censé être réfléchi.

Mais le geste dépasse souvent la pensée.

Heureux un jour, triste le suivant...

Pleurer est un droit...

 Chacun a ses qualités, ses défauts...

Mais au fond, on est tous les mêmes...

Egoïstes... Nombrilistes...

D'une manière ou d'une autre... Prononcée ou non...

 

 

Pire que des animaux...

Marcher sur les autres ne sert à rien.

Regardes et apprends.

Souffres et avances.

Ainsi est faite la vie...

3 commentaires - aucun rétrolien

#1

Une image vraiment magnifique qui illustre parfaitement mon état d'esprit...

2 commentaires - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 | Page suivante

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://neo-conventionnel.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Réflexions et pensées diverses